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07 avril 2026
Argent Littéracie financière Économie Commentaire Dans l´actualitéAperçu matinal des marchés
La confiance des consommateurs canadiens a fortement reculé dans la semaine terminée le 3 avril. Les tensions persistantes au Moyen-Orient, qui ont fait grimper les prix du pétrole, érodent la confiance des consommateurs, et leurs éventuelles répercussions sur l’économie canadienne accentuent l’incertitude. Hier, les marchés espéraient que les États-Unis et l’Iran parviendraient à un cessez-le-feu temporaire après l’intervention de plusieurs pays dans les pourparlers pour mettre fin au conflit. Or, l’Iran, espérant parvenir à une issue plus durable à la guerre, rejette toute solution temporaire. Le détroit d’Ormuz demeure bloqué. Le président américain Donald Trump exige sa réouverture comme condition préalable à l’interruption des attaques américaines soutenues contre l’Iran, notamment contre ses infrastructures énergétiques.
- L’indice de confiance des consommateurs canadiens Bloomberg Nanos a reculé pour s’établir à 46,9 dans la semaine terminée le 3 avril, contre 49,2 la semaine précédente. Tout résultat inférieur à 50 indique que le pessimisme l’emporte. Il faut remonter de près d’un an, lorsque les États-Unis ont imposé des tarifs douaniers au Canada, pour observer un niveau de confiance des consommateurs aussi bas.
- Les Canadiens s’inquiètent de plus en plus pour leur économie compte tenu de l’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient et de son incidence potentielle sur les prix à la consommation.
- Comparativement à la semaine dernière, les Canadiens sont moins nombreux à croire que l’économie canadienne sera plus solide dans les six prochains mois. Ils composent en effet avec un marché de l’emploi affaibli, une hausse des prix de l’énergie et une incertitude persistante quant au commerce avec les États-Unis.
- Par ailleurs, S&P Global a annoncé pour mars une légère amélioration de l’activité des entreprises privées canadiennes, qui demeure toutefois en territoire négatif. Il s’agit d’une cinquième contraction mensuelle de suite. Entre autres facteurs, l’incertitude, les perturbations commerciales, et maintenant la hausse des prix, nuisent à l’activité des entreprises.
Les effets du conflit au Moyen-Orient, qui entame maintenant sa sixième semaine, commencent à se faire sentir concrètement sur les prix à la consommation, l’activité économique et la confiance des consommateurs. Les marchés espèrent que les discussions entre les deux parties mèneront à un accord de cessez-le-feu, mais elles ne semblent pas progresser pour l’instant. Entre-temps, l’incertitude risque de demeurer élevée, et les marchés financiers, instables.
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