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17 mars 2026
Argent Littéracie financière Économie Commentaire Dans l´actualitéAperçu matinal des marchés
Le ralentissement de l’inflation annuelle en février au Canada témoigne de pressions sur les prix somme toute limitées pour l’instant. Or, la réduction de l’inflation est en partie attribuable à des effets de base temporaires. De plus, la montée en flèche récente des prix du pétrole brut ne devrait pas se manifester dans les données avant le mois prochain. À l’aube de la troisième semaine de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz revêt une importance cruciale. Les annonces relatives aux taux d’intérêt des grandes banques centrales retiendront aussi l’attention.
- Au Canada, le taux d’inflation annuel a reculé pour s’établir à 1,8 % en février, contre 1,9 % le mois précédent. Il s’agit du taux le plus bas enregistré depuis juillet 2025.
- L’effet de base du congé de TPS de l’an dernier a eu une incidence sur les données relatives à l’inflation. À la fin du congé, en février dernier, les prix ont fortement augmenté. Par conséquent, le taux d’inflation des aliments a diminué pour s’établir à 5,3 % en février de cette année, par rapport à 7,3 % le mois précédent.
- L’inflation de base s’est fixée à 2,3 % en février, en baisse par rapport à janvier. Il s’agit d’une cinquième baisse mensuelle de suite pour la mesure privilégiée de la Banque du Canada (BdC).
- Les prix de l’essence ont chuté de 14 % en février par rapport à la même période l’an dernier. L’élimination de la taxe sur le carbone en avril 2025 a contribué à ce recul.
- Le choc lié aux prix du pétrole n’est pas encore pris en compte dans les données. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix du pétrole brut ont fluctué et atteint plus de 100 $ le baril. Cette volatilité accrue se poursuivra jusqu’à la reprise d’un acheminement stable de pétrole dans le détroit d’Ormuz.
Les tensions au Moyen-Orient, surtout concernant le passage sécuritaire des marchandises essentielles dans le détroit d’Ormuz, retiendront l’attention des décideurs des banques centrales, qui doivent faire leurs annonces relatives aux taux d’intérêt et présenter leurs perspectives macroéconomiques cette semaine. Les dernières données sur l’inflation laissent entrevoir un ralentissement, mais la possibilité de hausse des coûts de l’énergie accroît l’incertitude en raison du contexte complexe où évoluent les prix du pétrole. Le gouverneur de la BdC, Tiff Macklem, a déclaré que les taux d’intérêt se situent déjà à un niveau à peu près adéquat pour contenir l’inflation, mais que si les attentes d’inflation devaient augmenter, des ajustements pourraient s’imposer.
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