Gestion Privée CIBC
06 octobre 2026
Argent Littéracie financière Économie Commentaire Dans l´actualitéAperçu matinal des marchés
Vendredi dernier, la Banque du Canada (BdC) a publié un document de travail sur l’impact des droits de douane sur les prix au Canada. Les recherches donnent à penser que l’impact est réel, mais inférieur à ce qu’un simple calcul de transfert des coûts prédit. L’étude s’est penchée sur les droits de douane de représailles imposés par le Canada aux États-Unis en 2025, puis retirés lorsque le premier ministre Mark Carney est entré en fonction. Le mois dernier, le Canada a imposé de nouveaux droits de douane de représailles aux États-Unis après leur imposition de leurs propres droits de douane sur le Canada.
En utilisant les droits de douane de représailles imposés par le Canada sur les importations américaines comme étude de cas, le document estime qu’un droit de douane de 25 % augmente de 0,66 % l’indice des prix global du Canada. C’est bien en deçà des 1,25 % prévus si les droits de douane étaient entièrement transférés aux consommateurs.
Le coussin le plus important a été la substitution par les consommateurs. À mesure que les biens américains deviennent plus chers, les acheteurs se tournent vers des produits canadiens ou non américains comparables, ce qui réduit l’impact sur les prix de 0,47 point de pourcentage.
Les entreprises absorbent une partie des coûts. Les sociétés réduisent également leurs marges bénéficiaires plutôt que de transférer aux consommateurs chaque dollar des droits de douane, ce qui réduit encore l’effet de 0,26 point de pourcentage.
Si les tensions baissent entre Washington et Beijing, le différend commercial entre le Canada et les États-Unis n’est toujours pas réglé.
La hausse des droits de douane se traduit par un écart plus important. La différence entre les simples estimations de transfert des coûts et les effets
réels sur les prix augmente en parallèle avec les droits de douane. À un droit de douane de 50 %, la répercussion directe à elle seule prédirait plus du double de l’incidence réelle sur les prix.
Les conclusions donnent à penser que le fait de ne pas tenir compte de la substitution et des ajustements de marge surestimerait d’environ la moitié l’incidence des droits de douane de représailles sur les prix à la consommation. Le fardeau est toujours réel pour les ménages et l’ensemble de l’économie, mais cette recherche aide à expliquer pourquoi les hausses de prix liées aux droits de douane ont été plus modestes que prévu. Il est important de noter qu’un document de travail reflète les points de vue des auteurs, et pas nécessairement ceux de la BdC.
Si vous souhaitez discuter de cette mise à jour économique et boursière, ou si vous avez des questions sur vos finances et vos placements, n’hésitez pas à communiquer avec moi à votre convenance.


