Aperçu matinal des marchés
Les données de Statistique Canada montrent qu’après un quatrième trimestre difficile en 2025, l’économie canadienne s’est stabilisée juste avant l’intensification du conflit au Moyen-Orient. L’économie canadienne a subi des pressions dans la dernière année, attribuables en grande partie à des perturbations commerciales avec les États-Unis, qui ont considérablement freiné les échanges commerciaux avec le plus important partenaire commercial du Canada. Malgré tout, l’économie canadienne a inscrit un léger gain durant l’année, grâce à la résilience relative des consommateurs et aux efforts de diversification des échanges commerciaux hors États-Unis. Les données publiées hier par Statistique Canada indiquent une expansion de l’économie canadienne depuis le début de 2026.
- L’économie canadienne a progressé de 0,1 % en janvier par rapport au mois précédent, selon Statistique Canada. Ce deuxième mois consécutif de croissance de l’activité économique suit la hausse de 0,2 % enregistrée en décembre.
- L’économie a profité de la vigueur du secteur de la production de biens. Les bons résultats des secteurs de la construction et de l’exploitation minière ont compensé la baisse du secteur manufacturier. Ce dernier demeure plombé par les tarifs douaniers élevés imposés par les États-Unis.
- Pour sa part, le secteur canadien des services a ralenti. Le commerce de détail et la finance se sont améliorés en janvier, mais leurs gains ont été neutralisés par une baisse dans le secteur du transport.
- Selon les estimations de Statistique Canada, l’économie canadienne a progressé de 0,2 % en février, aidée par les secteurs de la fabrication, de l’exploitation minière et des services financiers.
L’activité économique semblait relativement solide au Canada dans les premiers mois de 2026. Toutefois, l’escalade des tensions au Moyen-Orient en mars a soulevé des préoccupations quant à l’offre mondiale de pétrole et à l’inflation. Une hausse de l’inflation pourrait freiner les dépenses des consommateurs et des entreprises, et ainsi empêcher l’économie canadienne de renouer avec des taux de croissance plus élevés. La Banque du Canada, qui surveille de près l’incidence des tensions géopolitiques sur l’inflation, le marché de l’emploi et l’activité économique du Canada, n’exclut pas la possibilité de modifier les taux d’intérêt, à la hausse ou à la baisse, cette année.
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