Aperçu matinal des marchés
La guerre contre l’Iran en est à sa cinquième semaine. Les dirigeants américains ont récemment annoncé la fin prochaine du conflit, mais les marchés n’y croient pas : si les deux parties semblent communiquer, les progrès se font attendre et les frappes militaires se poursuivent. Le président américain Donald Trump a menacé de lancer sous peu des attaques contre les centres énergétiques iraniens si le blocage du détroit d’Ormuz n’est pas levé. La fermeture de cette voie navigable essentielle a fait grimper en flèche les prix du pétrole, et suscite des préoccupations inflationnistes. Maintenant, on craint de plus en plus que le conflit occasionne d’importantes répercussions pour l’activité économique mondiale.
- Les rendements des obligations d’État mondiales ont reculé hier, après avoir inscrit une hausse considérable au cours du dernier mois. Les investisseurs, craignant que le conflit au Moyen-Orient cause un ralentissement de l’activité économique mondiale, se sont en effet rabattus sur la sécurité relative des obligations d’État.
- Depuis le début du conflit, qui a fait grimper les prix de l’énergie, les marchés s’inquiétaient des pressions inflationnistes en hausse. En conséquence, on craignait que les grandes banques centrales doivent relever les taux d’intérêt pour contenir l’inflation. Ces circonstances ont fait monter les taux obligataires.
- Le président Trump a affirmé que les États-Unis et l’Iran mènent des pourparlers en vue de mettre fin au conflit, mais il a prévenu que si les négociations achoppent, les États-Unis augmenteront leur présence militaire.
- L’incertitude mine la confiance des ménages et des entreprises du monde entier. Au Canada, l’indice de confiance des consommateurs canadiens Bloomberg Nanoss est tombé sous la barre des 50 pour la première fois depuis décembre 2025.
Hier, les marchés ont accordé une attention particulière aux incidences du conflit sur l’économie mondiale. L’Agence internationale de l’énergie a récemment prévenu que, même une fois terminé, ce conflit pourrait continuer de plomber l’activité économique mondiale. La hausse des prix et la baisse des niveaux de confiance risquent de freiner les dépenses et les décisions d’investissement, et d’ainsi nuire à l’activité économique. L’économie canadienne n’est peut-être pas à l’abri de ces effets, mais de tout temps, elle a réussi à traverser les périodes difficiles et, en fin de compte, à croître à long terme.
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